Sécurité Sociale - L'Assurance Maladie - Voir le site
 Mars / Avril 2007  N°25
En pratique !
     La lettre aux assurés

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SOMMAIRE

DOSSIER
Médecin traitant
Un très bon bilan

Info Services

De nouveaux services
par téléphone !


Conseil Santé

Antibiotiques,
consommation en baisse




DOSSIER

Spécialistes, ce qu'il faut retenir

1. Vous pouvez consulter certains spécialistes sans passer par votre médecin traitant (accès direct) et sans que votre remboursement ne diminue. Il s'agit des pédiatres (toutes consultations, puisque le choix d'un médecin traitant ne concerne que des personnes de 16 ans et plus), des gynécologues et des ophtalmologistes (pour les soins et suivis habituels), ainsi que des psychiatres si vous avez moins de 26 ans.

2. Si vous souffrez d'une affection longue durée (ALD), vous pouvez consulter en accès direct le ou les médecins spécialistes mentionnés dans le protocole de soins remis par votre médecin traitant.

3. En dehors de ces cas, la consultation directe d'un médecin spécialiste est remboursée à 60 % (au lieu de 70 %)*. Et il peut appliquer un dépassement d'honoraires, non pris en charge par votre caisse.

*Hors région Alsace-Moselle où la consultation est remboursée à 80 % (au lieu de 90 %)

Parcours de soins coordonnés
Un dispositif compris et bien suivi

Le dispositif du médecin traitant est né il y a deux ans avec la réforme de l'Assurance Maladie. Il remporte aujourd'hui l'adhésion de 98 % des assurés. Petit rappel de ses grands atouts.

Le rôle central du médecin traitant
Consulter en priorité votre médecin traitant vous permet d’être mieux soigné, mieux suivi et mieux remboursé : c’est le principe même du parcours de soins coordonnés. Votre médecin traitant vous soigne, vous prescrit les examens et les traitements les mieux adaptés à votre état de santé et, si nécessaire, vous adresse à un autre médecin.

Il vous propose un programme de prévention (vaccination, conseils d’alimentation, réalisation des tests de dépistage prévus pour votre âge...) et centralise toutes les informations médicales qui vous concernent (résultats d’analyses, comptes rendus...). Enfin, il s’assure que votre suivi médical est approprié.

Une première étape réussie
Le dispositif en place est bien compris et appliqué par une grande majorité d’assurés, les chiffres en témoignent.
Huit assurés sur dix ont déclaré un médecin traitant, soit un total de 40 millions de personnes.
Le parcours de soins coordonnés est respecté dans plus de 98 % des cas. Avant la réforme, seuls 30 % des consultations de spécialistes découlaient du conseil d’un médecin généraliste.
Sur les neuf premiers mois de l’année 2006, l’activité des médecins spécialistes qui ne sont pas en accès direct a diminué (-4 %), tout comme celle des médecins généralistes (-1,2 %). Ces baisses traduisent la réduction des consultations qui ne sont pas toujours utiles (visites de plusieurs médecins pour le même motif).
En 2006, les médecins traitants ont établi plus de 90 % des protocoles de soins pour les patients en affection de longue durée.
Les arrêts de travail ont également diminué. Le nombre de journées d’arrêt a baissé de près de 5 % sur les neuf premiers mois de 2006.

Sources : Baromètre des assurés (TNS Sofres – Novembre 2006)
Étude de l’IRDES (Avril 2006)

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La réforme de l’Assurance Maladie a déjà permis de diviser le déficit par deux : il est passé de 11,6 milliards d’euros en 2004 à 6 milliards fin 2006. Les efforts de tous doivent être poursuivis pour préserver notre système de santé solidaire.

Les réponses à vos questions

> Peut-on changer de médecin traitant ?
Oui. À l’occasion d’une consultation, il vous suffit de remplir avec le nouveau médecin une « Déclaration de choix du médecin traitant ». Envoyez ce formulaire à votre caisse. Il annule automatiquement le précédent. Vous n’avez aucun justificatif à fournir.

> Si je consulte le remplaçant de mon médecin traitant, serai-je moins bien remboursé ?
Non. Vous serez aussi bien remboursé que si vous aviez consulté votre médecin traitant. Son remplaçant est connu de l’Assurance Maladie.

> Je suis malade en vacances. Qui consulter ?
Si vous êtes loin de chez vous, vous pouvez consulter un autre médecin que votre médecin traitant, sans conséquence sur vos remboursements.

> En cas d’urgence, comment serai-je remboursé ?
Consulter en urgence un médecin qui n’est pas votre médecin traitant (médecin de garde, SOS médecins...) la nuit de 20 h à 8 h, le dimanche et les jours fériés, n’a aucune conséquence sur vos remboursements. En dehors de ces circonstances, vous pouvez également consulter un autre médecin si votre médecin traitant est absent ou indisponible, et qu’il s’agit d’une véritable urgence.

> J’ai perdu mon formulaire de déclaration de médecin traitant. Où m’en procurer un nouveau ?
Vous pouvez le télécharger sur le site de l’Assurance Maladie www.ameli.fr ou l’obtenir en téléphonant à votre caisse. Il est également disponible à l’accueil de votre caisse.

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De nouveaux services par téléphone !



Où se trouve le cabinet d’infirmières le plus proche de chez vous ? Quels sont les tarifs pratiqués par le spécialiste avec lequel vous allez prendre rendez-vous ? Accepte-t-il la carte Vitale ?… Les téléconseillers de l’Assurance Maladie répondent désormais à toutes ces questions.

Afin d’améliorer la qualité du service rendu aux assurés, nos téléconseillers peuvent vous donner des informations actualisées chaque mois sur les professionnels de santé (coordonnées, lecteur de carte Vitale ou non, tarifs, niveaux de remboursement...), ainsi que les établissements de santé (localisation, disciplines pratiquées, statut...). Dès septembre 2007, ces services téléphoniques seront étendus aux coûts des actes les plus courants : radiologie, scanner, chirurgie... Progressivement, ils concerneront également les tarifs dentaires (fin 2007), puis les coûts des frais de séjour en établissement.

Pour entrer en relation avec un téléconseiller de l’Assurance Maladie, il vous suffit de composer le numéro de votre caisse (0,118 €/minute). Vous trouverez ce numéro sur vos décomptes de remboursement ou sur le site www.ameli.fr.

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Antibiotiques, consommation en baisse


La consommation d’antibiotiques baisse de façon régulière depuis le lancement du programme de l’Assurance Maladie sur ce thème, en octobre 2002. Au total, elle a diminué de 17 % en 4 ans ; chez les enfants de 0 à 5 ans, traditionnellement les plus consommateurs d’antibiotiques, la réduction atteint même 31 %. Depuis 2002, près de 18 millions de traitements ont été évités.

Ces bons résultats sont le fruit de vos efforts et de ceux des médecins. Bonne nouvelle ! Les antibiotiques sont moins automatiques, leur usage est plus raisonné. Cette meilleure utilisation permet de réduire le développement des bactéries résistantes.

Mais si la France a bien réduit sa consommation, elle demeure encore en retard par rapport à d’autres pays européens, comme l’Allemagne ou la Hollande, où la consommation d’antibiotiques et les résistances sont plus faibles. Notre consommation d’antibiotiques doit donc encore diminuer.

Résistance aux antibiotiques, une situation contrastée

Le meilleur usage des antibiotiques a permis de faire baisser la résistance de certaines bactéries très répandues, comme le pneumocoque par exemple, responsable de bon nombre d'infections ORL et respiratoires, comme les otites, les bronchites, les pneumonies…

En revanche, la résistance d'autres bactéries aux antibiotiques a augmenté. C'est notamment le cas des colibacilles, présents dans la plupart des infections urinaires (comme la cystite) et digestives. Raison de plus pour n'utiliser les antibiotiques qu'à bon escient et suivre à la lettre la prescription du médecin !


























Pour en savoir plus
www.antibiotiques
pasautomatiques.com
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